l' OP de la saison 1

[ Dash a comment ] [ No comments ]

# Posted on Monday, 27 October 2008 at 11:02 AM

Gunslinger Girls

Gunslinger Girls
Dans un futur très proche, en Ita­lie, le mi­nis­tère de l'in­té­rieur au­to­rise la mise en place d'une sec­tion an­ti-ter­ro­riste fai­sant usage des bio­tech­no­lo­gies les plus avan­cées. Il s'agit plus exac­te­ment de se ser­vir comme ma­chines de guerres de ga­mines dont la mort au­rait été in­évi­table si on ne leur avait gref­fé des or­ganes et des muscles ar­ti­fi­ciels leur confé­rant une force sur­hu­maine. Elles su­bissent un la­vage de cer­veau et sont en­suite ‘adop­tées' par un membre de l'or­ga­ni­sa­tion, qu'elles sont condi­tion­nées à pro­té­ger au péril de leur vie.


Hen­riet­ta, Trie­la, Elsa, An­ge­la passent donc le plus clair de leur temps à tirer sur des cibles et à suivre les en­traî­ne­ments mi­li­taires les plus durs, pen­dant que d'autres filles de leur age jouent à la pou­pée ou à la mar­chande. Elles ne sont pas pour au­tant des ma­rion­nettes dé­nuées de sen­ti­ments, mais n'ont aucun lien avec le monde ex­té­rieur, du fait qu'elles sont consi­dé­rées comme des armes top se­crètes, et n'ont au­cune sa­tis­fac­tion autre que de se voir fé­li­ci­ter par leurs tu­teurs pour un as­sas­si­nat ou une mis­sion réus­sie.


Les deux pre­miers épi­sodes de Guns­lin­ger Girl sont tout sim­ple­ment im­pres­sion­nants. Déjà, nous avons af­faire à un sujet ori­gi­nal, plu­tôt dé­sta­bi­li­sant, mais très in­té­res­sant à trai­ter, qui tien­dra lar­ge­ment ses pro­messes au fil des 13 épi­sodes consti­tuant la série.
De plus, re­pous­sant de très loin les stan­dards ac­tuels d'ani­ma­tion télé, Guns­lin­ger Girl est d'une beau­té re­mar­quable. Il n'y a qu'à vi­sion­ner les pre­mières scènes d'ac­tion pour s'en convaincre : les mou­ve­ments s'en­chaînent avec une flui­di­té in­com­pa­rable, ce qui est d'au­tant plus re­mar­quable que les per­son­nages sont ex­trê­me­ment dé­taillés, et les étapes d'ani­ma­tion très nom­breuses. Les pre­mières scènes d'ac­tion sont ex­trê­me­ment dy­na­miques et laissent le spec­ta­teur com­plè­te­ment re­tour­né.


Guns­lin­ger Girl n'est pas réel­le­ment ré­vo­lu­tion­naire par son de­si­gn (il reste assez dans le clas­sique à ce ni­veau). Mais là où les stu­dios Madhouse in­novent lar­ge­ment, c'est par la pa­lette de cou­leurs et les teintes em­ployées. Le des­sin a une tex­ture proche du pas­tel, confé­rant aux dé­cors un cer­tain flou ar­tis­tique du meilleur goût, et à la série une am­biance oni­rique assez fas­ci­nante. Ce pro­cé­dé avait déjà été em­ployé pour le très beau Last Exile ; il at­teint ici des som­mets. Il n'y a qu'à vi­sion­ner les gé­né­riques de début et de fin pour s'en convaincre. Ces der­niers nous in­vitent no­tam­ment à as­si­mi­ler les ‘guns­lin­ger girls' à des anges, dont l'in­no­cence contre­dit la fonc­tion prin­ci­pale, c'est-à-dire tuer.


Si la deuxième par­tie connaît un ra­len­tis­se­ment assez peu pro­fi­table au rythme de la série, les der­niers épi­sodes re­lèvent très net­te­ment le ni­veau. Peu à peu, l'on se concentre sur les per­son­nages, ce qui per­met de mettre en évi­dence l'im­mense po­ten­tiel dra­ma­tique de Guns­lin­ger Girl. Le lien qui unit les jeunes filles tueuses à leurs res­pon­sables est ici mis en re­lief de ma­nière très poi­gnante. En effet, bien qu'étant des tueurs sans pitié, ces der­nières ont avant tout une moyenne d'age de douze ans, et ne sont clai­re­ment pas éle­vées dans un en­vi­ron­ne­ment pro­pice à leur bon dé­ve­lop­pe­ment men­tal. Elles ont en­vers leurs tu­teurs une ad­mi­ra­tion sans borne, d'une force qu'elles ne peuvent as­su­mer du fait de leur très jeune age. Il s'agit alors pour leurs res­pon­sables de gérer cette re­la­tion avec tact : sa­voir conten­ter le be­soin d'amour né­ces­saire à un en­fant pour son épa­nouis­se­ment tout en ne les ‘hu­ma­ni­sant' pas au point qu'elles en ou­blient le but même de leur exis­tence : tuer. On pressent bien sûr un di­lemme nais­sant, di­lemme dont l'issue sera des plus tra­gique.


Vous l'aurez com­pris, Guns­lin­ger Girl est une oeuvre ab­so­lu­ment ma­gis­trale, proche de la per­fec­tion mal­gré quelques mal­adresses de se­cond ordre (de­puis quand boit-on du vin avec des gla­çons ??), qui ne sont que fort peu pré­ju­di­ciables à la série. Ra­re­ment une série, ani­mée ou non, n'aura su tirer au­tant de pro­fit de son scé­na­rio de base et s'en ser­vir pour créer une am­biance d'une force ly­rique in­com­pa­rable.


# Posted on Monday, 27 October 2008 at 11:00 AM

mon demon Oo

mon demon Oo
[ Dash a comment ] [ No comments ]

# Posted on Monday, 27 October 2008 at 10:58 AM

faut que vous alliez tous voir sa c est exellent

# Posted on Sunday, 26 October 2008 at 3:52 PM

Edited on Sunday, 26 October 2008 at 4:40 PM

aller tenez,morsay!

# Posted on Friday, 19 September 2008 at 5:30 PM